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J’ai un rade à tapas à Grenade, presque rien qu’à moi. Entraîné là au hasard d’un tinto de verrano parce que oui, il faisait chaud. Le Boabdil. Rien d’original à cela. Marketing grossier pour les touristes japonais en mal d’orientalisme. Le bar se trouve aux pieds de l’Albaicin, dans un petit recoin qui le met à l’abris de l’agitation nocturne de la calle Elvira. Comptoir en acier, tabourets hauts assortis, azulejos et céramiques aux murs, écran géant pour les match de foot… Alors quoi ? Le patron (et sa fille) ! Oui au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, un des facteurs de réussites d’un établissement de bouche c’est l’accueil. Ami parisien m’entends-tu ? Da igual que vous serviez la meilleure soupe à l’oignon de la capitale, on ne reviendra que si vous nous déroulez le tapis rouge et avec le sourire par dessus le marché.

Donc, le patron, Antonio, ça ne s’invente pas, me propose au lieu d’une San Miguel insipide, de goûter à sa Morrenita. Sa petite brune ? Il est en train de marchander sa fille, ses longs cheveux frisés et ses tics de folle furieuse ?

alcool is fun

Qué no bande d’obsédés sexsoual : il s’agit du cocktail de la casa. Medio Vino Fino, medio Vino dulce. Cocktail explosif pour une resaca que te cagas ! Mais surtout, surtout la tapa est servie avec  les Berenjenas fritas con miel.

Je vous préviens, il s’agit d’un concentré puro de sucre et de gras qui donne soif, trèèèès soif. Et si vous n’aimez pas l’aubergine, ce n’est pas grave, vous ne la sentirez plus sous les effluves d’huile d’olive et de miel. C’est un plaisir gratuit et joder, c’est ça qui est bon ! 

Une fois n’est pas coutume, je vous conseillerais de la jouer quieto sur les quantités : si vous gavez vos hôtes avec ça ils ne toucheront plus le reste de vos tapitas et ce serait dommage. Une belle aubergine pour 2 c’est muy bueno. Vous la pelez grossièrement et découpez des tranches dans le sens de la largeur, assez fines sans pour autant faire des chips à la Michel Trama. Dans une sauteuse vous versez un fond d’huile d’olive. Bueno… un fond… la largeur d’un pouce, histoire d’offrir à vos aubergines un jolie petit bain frétillant. Vous les faites frire, poum, poum, poum et les sortez de leur jacuzzi quand elles ont gagné un peu de transparence. Vous les faites dégorgez sur un sopalin puis vous les dressez dans un plat. Un peu de gros sel et surtout une bonne lampée de miel. Muy facil no ?

Et c’est parti pour une session sucrée, huilée y mucho mas. Quand la belle se régale, lèvres luisantes de gras, sourire dopaminé, il est temps de vous offrir un crazy besito sucré-salé. Olé.

crâneur

1- Da igual : c’est pareil, on s’en fout 

2- Una resaca que te cagas : une gueule de bois carabinée

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Une réflexion sur “Du gras, du sucre, des Berenjenas

  1. Pingback: Mon dîner avec… Doulidou | Ya Está by Tonio

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