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L’autre jour, en fouillant dans les placards rangés dans un ordre qui ne m’appartient pas, je redécouvrais une plaque de Turrón de Jijona (sûrement caché là parce que l’emballage est « joli », bueno, supongo¹).

Une aubaine pour oublier ma solitude passagère devant ma série du moment (bien que j’ai 10 de retard, as usual) : Californication.

Je ne vais pas vous faire la recette ici du Turrón, ne l’ayant jamais pratiquée moi-même. Soyons honnête, achetez-le vous même et vautrez vous dans le canapé ! Attention car lorsque vous parlez de Turrón, sachez qu’il y en a deux variétés : celui d’Alicante qui s’apparente à du nougat extra bétonné (version, mmm soy un hombre et je vais me péter les dents pour te montrer qu’il y a des cojones dans los pantalones²) et celui de Jijona, mou qui s’accroche à votre palais pendant tout le temps de votre sieste (crapuleuse). Au risque de vous surprendre, moi c’est celui de Jijona qui m’intéresse, vous allez comprendre pourquoi.

Turron de Jijona

Dès l’ouverture de l’emballage vous savez que vos artères et votre taux de glycémie vont vous remercier. ça suinte. Vous en avez plein les doigts et vous n’avez pas d’autres solutions que de les sucer lécher.

Turron de Jijona

Vous placez délicatement la plaque luisante sur une planche en bois. Vous découpez une lamelle de ce mélange d’amande en poudre, de sucre et de miel. Vous saisissez la lamelle du bout des doigts et croquez. ça colle, puis ça fond puis ça colle. C’est pâteux. C’est sucré. C’est gras mais ce n’est qu’une impression car il n’y a pas une goutte d’huile théoriquement. Vous laissez le goût fumé de l’amande se répandre dans votre bouche. Le sucre vous donne soif. Vous fermez les yeux, satisfait : le blues qui vous tenez l’estomac disparaît lentement.

C’est alors que vous vous jetez sur votre série préférée, que vous ingurgitez des dialogues fins et gorgés d’insouciance, de décolletés californiens, de rails de cocaïne sniffés sur des chutes de rein irréelles. Et hop une deuxième lamelle de turrón ni vue ni connue et la sainte trilogie est au complet : du gras, du sucre et un poquito de sexo. 

Californication Hank Moody cocaïne

Vous avez la paupière droite qui palpite et le sourire crâneur au coin des lèvres. Votre taux de glycémie a littéralement explosé, vous frôlez l’overdose, il ne reste soudain que le quart de la moitié de la plaque luisante. Deuxième épisode. Vous êtes de plus en plus avachis dans le canapé. La main baladeuse, vous vous endormez imaginant un road trip en Porsche sous les cocotiers avec de jolis cheveux blonds jetés par le vent sur votre visage. Coming soon… Buenas noches.

Californication affiche

1- « Supongo » : je suppose. 

2- « Des cojones dans los pantalones » : textuellement, il en a dans le pantalon. 

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