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Je passais une excellente soirée Cookening (le site du repas chez l’habitant) en charmante compagnie. Deux jeunes femmes échangent assises sur un canapé. Arrive alors le dessert, une délicieuse tarte au chocolat et à l’orange, unique, miraculeuse, la belle cuisine à l’instinct, au pif et croyez moi de la vista, elle en a.

Le dessert arrive donc après les lasagnes, personne n’a plus faim, mon estomac sort du jean, j’hésite ce geste tue-l’amour : déboutonner le premier bouton de mon pantalon. Je me laisse servir une E-NOR-ME part, sous l’oeil satisfait de la cuisinière qui se réjouit de me voir dormir et grossir, va savoir pourquoi. 

honey-boo-boo-salade

Quand soudain une phrase surgit de la bouche de notre hôte avec un charmant petit accent espagnol :

« Nous les femmes, nous avons deux estomagos : uno pour le salé et otro pour le soucré ».

Como ?? Je manque de m’étouffer en constatant que la belle acquiesse et que les deux s’observent avec un regard complice. Deux estomacs ? Deux fois plus de possibilités de gourmandises : quand l’estomac du salé sature et donne une sensation de sassiété, il donne un coup de coude à l’autre en lui disant : « hey hombre, es tu turno, la guapa tiene hambre ! Animo ! Azucar ! »¹

Je n’en crois pas mes oreilles ! No me lo puedo creer ! A l’heure où ça s’agite dans les fragiles neurones de nos campagnes sur la théorie du genre, j’apprends qu’au-delà de nos différences, toutes construites qu’elles sont, nous serions inégaux face à la digestion. Je suis d’abord indigné face à cette injustice car nous, hombres, nous sommes contraints à la démesure pour notre unique estomac. Point de coup de coude pour ce dernier : il encaisse, attendant le coup de grâce d’un bon whisky et enfle pour tenter de caresser sa voisine, la prostate, provoquant alors chez nous, le sourire de la satisfaction béate (que les experts anatomistes m’excusent : la métaphore a ses raisons que la science ignore).

Je me renseigne, j’essaie de trouver une raison scientifique à cette affirmation apparemment communément admise dans l’univers mystérieux du sexe faible. Top Santé me sauve la vie :

« Le déséquilibre hormonal prémenstruel induit une plus grande vulnérabilité psychique, d’où un appétit pour les produits réconfortants, qui seront sucrés pour la plupart des femmes. »

Pic hormonal, besoin de sucre et… vient alors l’étendu infini du champs des possibles ! Un deuxième estomac ? Vale. Il vous faudra bien ça ma belle pour apprécier toutes mes folies… culinaires.

PS : il y a de la gelato dans le congélo.

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1- Hey mec, c’est ton tour, la belle a faim ! Au boulot ! 

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3 réflexions sur “Théorie du genre de l’estomac

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